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Financer un projet en peer to peer (P2P)


Le parcours du combattant pour financer un projet



Alors que les banques limitent de plus en plus les conditions d'accès au crédit pour toutes les entreprises et les porteurs de projets, de plus en plus de structures se développent sur internet afin de mettre en relation les porteurs de projets avec les investisseurs.

 


Le premier site internet à avoir lancé le peer to peer financier est le site américain Prosper.com, qui mixte réseaux sociaux et crédit aux particuliers. Lancé en février 2006, Prosper n'est pas très éloigné du modèle de eBay. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le fondateur de eBay, Pierre Omidyar, accompagné par d'autres capital-risqueurs, a participé au financement initial de ce service novateur à hauteur de 20 millions de dollars. Prosper est un lieu de rencontre entre l'offre et la demande de capitaux. Le site permet donc aux petits emprunteurs et aux petits épargnants de participer directement à l'évolution du marché du crédit et de tirer le meilleur parti de leur argent.

 


Pendant de nombreuses années, aucune entreprise française n'avait proposé de site équivalent à celui de Prosper, en raison notamment des difficultés liée à la réglementation bancaire. Désormais, il semblerait que cette difficulté soit levée et plusieurs start up commencent à occuper le créneau. Nous avons donc décidé de diffuser une liste des principaux sites de finance en peer to peer, en espérant qu'il y aura dans l'avenir de plus en plus d'entrepreneurs qui pourront financer un projet.

 

Des financements pouvant aller jusqu'à 25.000 euros et rémunérés en moyenne à 6%.



Le financement des projets français peut désormais s'appuyer sur la mise en relation via Internet. On appelle cela le " p2p venture ", que l'on pourrait assimiler à des " réseaux sociaux de financement ". Ces financements d'individus en nom propre peuvent intervenir en dette ou en capital. Ce sont des mécanismes adaptés au financement de l'amorçage des startups et peuvent couvrir les phases dites de " love money ", voire l'étape de recherche de business angels. Ce principe est déjà appliqué dans différents secteurs d'activité : la musique (MyMajorCompany, ...), le cinéma (Touscoprod, PeopleforCinema, MotionSponsor) ou le sport. Reste à voir s'il peut réellement fonctionner dans les startups high-tech et à quelle échelle. La plupart relèvent d'une prise de participation tandis que d'autres relèvent du simple prêt, non dilutif du capital (chez FriendsClear).

 


Voici quelques-unes des structures françaises sur Internet qui facilitent ainsi les rapprochements entre investisseurs privés et startups, afin de permettre à plus de gens de financer un projet :

 

 

  • FriendsClear est un site Internet français de prêts d'argent entre particuliers (le " P2P lending " en américain). Après avoir permis de financer plus de 600K€ de prêts entre particuliers depuis son lancement fin 2008, FriendsClear a étendu son concept aux entrepreneurs qui souhaitent emprunter pour développer leur entreprise. Plus de 100 projets professionnels à financer étaient en ligne sur le site en juillet 2010. Sous réserve de l'acceptation de votre dossier par les modérateurs, il est ensuite publié sur leur site et n'importe quel particulier pourra alors vous soutenir, le plus souvent entre 500€ et 1000€. Une fois le montant du prêt totalement financé (de 3 à 25k€), vous débloquez l'argent sous la forme d'un prêt amortissable de trois ans en général, avec un taux de 5,53%. L'avantage de ce type de financement participatif est qu'il permet à l'entrepreneur de recueillir les conseils d'investisseurs variés qui ont parfois des idées intéressantes quant à la gestion du projet, à son développement, ou au concept lui-même. Le web communautaire se met ainsi au service de la création d'entreprise par deux moyens : le financement et la " gratuité " de conseils parfois avertis. On est dans un cas très différent des précédents car un prêt n'est pas dilutif du capital de la startup. Son montant limité le contingente aux tous débuts de l'amorçage d'une startup et est du même niveau qu'un prêt d'honneur qu'un entrepreneur peut obtenir auprès des Réseaux Entreprendre et France Initiative.

 

 

  • CapAngel ( anciennement Koeos) propose un système équivalent au précédent à ceci près qu'il exploite les réseaux sociaux pour permettre aux entrepreneurs d'inviter leurs amis de réseaux sociaux à investir dans leur projet. Le site gère le processus complet de financement y compris les paiements en carte bleue et la mise sous séquestre des montants chez un cabinet d'avocat partenaire. Elle prélève 6% des montants levées, partagés à moitié avec 3% pour les investisseurs et 3% pour les entrepreneurs. La société est incubée chez Paritech. En juillet 2010, plus de 300 dossiers étaient proposés aux investisseurs potentiels, dont un gros tiers dans les industries du numérique.
     

 

 

  • VentureClass est un autre site de désintermédiation entre investisseurs et entrepreneurs. Il cadre bien les entrepreneurs pour les aider à présenter efficacement leur projet. En juillet 2010, le site proposait 75 investissements dans des startups. Le service met en relation les investisseurs et les entrepreneurs et ne prélève pas de pourcentage sur les montants levés. Les services proposés sont pour l'instant gratuits tant pour les investisseurs que pour les entrepreneurs, mais la société se réserve le droit de les rendre payants un jour. Et ce jour devra bien arriver sinon VentureClass devra mettre la clé sous la porte, ou bien trouver d'autres sources de rémunération.

 

 

  • WiSeed est une startup basée à Toulouse qui veut faire bouger les lignes du financement de l'amorçage des jeunes entreprises innovantes en s'appuyant sur le " pouvoir de la foule ". Elle a déjà permis de lever plusieurs millions d'Euros, avec plus de 1000 investisseurs internautes et un ticket moyen d'investissement aux alentours de 700€ à 900 €, compris entre 100€ et 30K€. Les dossiers de startups sont analysés et sélectionnés avant d'être proposés sur le site, en théorie en quelques semaines. La startup se propose de faire " buzzer " le dossier sur son site et sur des blogs spécialisés dans le domaine correspondant. Des chats vidéo sont proposés avec les entrepreneurs qui lèvent des fonds. La levée de fonds en ligne dure un maximum de trois mois. Le véhicule financier est une holding et se finance avec 1,5% de frais de gestion, ce qui est très raisonnable, et avec un pourcentage de la levée de fonds compris entre 5% et 10% comme tout leveur de fonds. WiSeed prévoit de financer environ une dizaine de projets par an sur des tours moyens de 300K€, qui s'échelonnent entre 100K€ et 800K€, sachant néanmoins que la part de WiSeed dans ces levées n'est pas communiquée au regard des autres investisseurs traditionnels de ces tours de financement (business angels, SIBA, VC, fonds d'amorçage).

 

 

  • Oséo Capital PME : ce n'est pas une startup ni un système de levée de fonds peer to peer, mais le service rendu consiste aussi à rapprocher les investisseurs et les entrepreneurs. Les investisseurs peuvent facilement créer un compte pour accéder à la base de données des startups labellisées par Oséo qui cherchent des investisseurs. Le fonctionnement est très basique, aucune transaction n'est gérée par le site, mais au moins cela ne coûte rien !

 

 

Conclusion : A part Oséo, les structures de désintermédiation ici présentées sont toutes petites. Le marché français n'est pas bien grand pour leur permettre de vivre décemment, tout du moins si elles se contentent des startups hightech. Si on fait le total des levées de fonds de ces structures, on doit arriver grand maximum à une fourchette de 10 millions d'euros à 20 millions d'euros, ce qui est bien maigre au regard des besoins d'investissements dans les startups, même au niveau de l'amorçage.


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